Simba: Chroniques d’un compagnon silencieux
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La nouvelle de l’insurgé raconte l’histoire d’un jeune homme, appelé l’insurgé, dont la vie bascule lorsque son carnet de poèmes, rempli de réflexions sur la liberté, la résistance et la lutte contre l’oppresseur, est découvert par un pion dans son pensionnat. Ses écrits, remplis de profondeur et de révolte, lui valent d’être convoqué par le directeur de l’école, qui le sermonne sévèrement, révélant le fossé entre lui et ceux qui le considèrent comme inférieur. Ce passage devient le point de non-retour dans son parcours. L’insurgé, déjà épris de liberté et nourri par une éducation intellectuelle autodidacte, décide de quitter l’école et sa famille pour la ville, là où son savoir peut être mis au service de son peuple. Soutenu par un mécène local, il obtient un bureau en plein centre de la ville, d’où il aide la population analphabète à rédiger des lettres et à défendre leurs droits. Grâce au mécène, l’insurgé découvre également la politique clandestine et se familiarise avec des ouvrages qui nourrissent encore davantage son désir de libération. En tant que figure montante de la résistance intellectuelle, il se métamorphose progressivement en une voix forte contre l’occupant, prêt à guider son peuple vers l’émancipation. À travers les souvenirs de son enfance dans la campagne, ses lectures de poètes et philosophes, et les moments de lutte intérieure, l’insurgé nous fait part de son combat pour la dignité et la liberté. La nouvelle dépeint ainsi le parcours d’un homme ordinaire qui devient un leader de la résistance, inspiré par son héritage culturel et la beauté d’une nature libre qu’il aspire à rendre à son peuple.
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Sur ma main, un soupir d’éternité,
Une goutte volée au jardin des mémoires,
Un souffle d’ailleurs, fragile vérité,
Qui délie les fils tissés par l’histoire.
Vos mots, comme un écho au parfum,
Ont sculpté des instants hors du commun :
Ruelles baignées d’une lumière d’ambre,
Ombres dansantes que le silence encadre.
Vous parliez du Maroc, d’octobre en fleurs,
D’un jasmin témoin de mille douceurs,
Et soudain, sans bouger, j’ai franchi le seuil,
Voyageur pris au piège d’un parfum sans orgueil.
Chaque effluve m’a conduit doucement
Aux confins d’un passé où le temps s’efface,
Comme si ce souffle était le serment
D’un instant volé à l’immense espace.
Ce n’était plus une main, mais un carnet,
Où s’écrivait l’histoire que vous portiez,
Des fragments d’un voyage si éclatant
Qu’il a réveillé mon cœur en suspens.
Et dans ce parfum, j’ai trouvé des heures,
Des souvenirs mêlés d’une douce ferveur,
Comme si le jasmin murmurait pour moi
Les murmures du monde, les échos d’autrefois.
Merci pour ce moment, pour ce trésor,
Pour ce parfum qui m’ouvre un décor,
Où l’odeur du temps et la magie des lieux
S’unissent en un rêve offert par vos yeux.
Seul dans la maison,
le silence s’étire comme un chat au soleil,
étouffant les échos d’une nuit qui s’efface doucement.
Le café fume entre mes mains,
chaud, rassurant, presque vivant.
Un regard félin traverse la pièce,
curieux, peut-être moqueur,
comme s’il comprenait mieux que moi
cette solitude choisie,
ce refuge entre les jours.
Une deuxième tasse.
Certains instants méritent d’être prolongés,
comme un film dont on refuse la fin.
Le café coule à nouveau,
la vapeur danse dans l’air,
et le chat, sage silencieux,
observe, impassible.
Dans ce sanctuaire du week-end,
je dépose enfin le poids des jours,
les traces invisibles de la semaine,
les empreintes des obligations terrestres.
Travailler pour vivre,
mais écrire pour ne pas oublier,
pour exister pleinement.
Les mots, ces guérisseurs discrets,
se glissent entre les fissures de l’âme,
portant la douleur comme une plume,
l’allégeant, la transformant.
Chaque syllabe devient un pont,
un écho, une lumière.
Et puis cet autre univers m’appelle,
comme une étoile lointaine
dont la lumière vacille au loin.
Je flotte entre deux mondes,
ni tout à fait ici,
ni tout à fait ailleurs.
Suis-je prêt à m’y aventurer ?
Mes armes sont fragiles :
des mots taillés dans l’ombre,
des rêves nourris d’étoiles,
et une curiosité affamée,
prête à braver l’obscurité.
La peur me tient doucement la main,
non comme une ennemie,
mais comme une alliée prudente,
chuchotant : « Es-tu prêt ? »
Mais qui l’est jamais ?
Chaque pas dans cet inconnu
sera une pierre posée sur le chemin,
un pas vers le miroir
de ce que je pourrais devenir.
Et si je tombe ?
Qu’importe.
Pour atteindre une étoile,
il faut parfois marcher dans la nuit.
Le monde est en perpétuel mouvement, comme une immense toile tissée d’interactions et de transformations, où chaque fil contribue à un tableau qui ne cesse de se redessiner. Les forces politiques, géostratégiques, économiques, sociales et culturelles dansent ensemble, parfois en harmonie, souvent en friction, mais toujours dans une énergie vibrante qui détermine nos trajectoires, à la fois personnelles et collectives.
La politique, cette rivière bouillonnante de décisions et de négociations, ne cesse de modeler notre quotidien, influençant les libertés, les choix, les horizons. Les décisions prises dans des salles feutrées résonnent dans les rues, sur les places publiques, dans les regards des peuples en quête de justice et d’équité. Comme un poète en quête de mots, les dirigeants cherchent des compromis, des alliances, des ruptures parfois, dans cette symphonie complexe où chaque note peut changer le destin d’une nation, d’un peuple.
Sur le plan géostratégique, la planète elle-même semble respirer sous la tension des puissances qui l’habitent. Les frontières deviennent des lignes de faille, les mers des espaces de rivalité et de conquête. Comme des marins qui s’aventurent au-delà de l’horizon, les nations tracent leurs routes, cherchant un équilibre entre sécurité et ambition, dans ce ballet où chaque mouvement peut déclencher un écho aux quatre coins du monde.
L’économie, pour sa part, est le sang qui circule dans ce corps planétaire. Tantôt fluide, tantôt coagulé, elle nourrit ou affame, construit ou détruit. Chaque crise laisse une cicatrice, chaque essor apporte un espoir, une promesse d’une vie meilleure, d’un futur où chacun pourrait trouver sa place, son espace pour exister dignement. Les marchés montent et descendent, les monnaies se chevauchent et s’affrontent, et dans ce grand jeu, les êtres humains, pris dans l’engrenage, espèrent des lendemains plus doux.
Au cœur de cette dynamique, le social s’impose, inaltérable. La voix des peuples, les cris des démunis, les chants des révoltés s’élèvent et se rejoignent, traversant les continents et les cultures. Des mouvements naissent, portés par des rêves de justice, d’égalité, d’une humanité unie malgré ses différences. Les luttes sociales rappellent que derrière chaque décision, chaque profit, chaque conquête, il y a des hommes et des femmes qui vivent, souffrent, et espèrent.
Enfin, la culture, ce souffle intemporel, ce murmure qui traverse les âges, persiste. Elle est l’âme du monde, un reflet de nos âmes individuelles et collectives. Les langues, les arts, les traditions sont des ponts qui relient les rives de notre humanité. Dans cette danse où tout semble se mêler, la culture reste ce fil rouge, cet éclat de poésie qui habille le monde, même dans ses heures les plus sombres. Elle nous rappelle que malgré la tempête, il y a toujours une lumière, un chant, une voix qui résonne au-delà des murs et des frontières.
Le monde est en mouvement, mais n’est-ce pas là son essence même ? Cette énergie vive, cette perpétuelle mutation, ces tensions et harmonies entrecroisées, font de notre Terre un lieu d’éveil et de conscience, où chaque instant, chaque souffle, porte la promesse d’un changement, d’un renouveau, d’un futur à construire ensemble.